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décembre 2003
Félix Marciano |
Ce qui frappe d'emblée chez Jérôme
Barde, c'est la vivacité et la précision. Dans
son jeu de guitare, d'abord, véloce, incisif, nerveux
et presque sec, mais toujours juste et lyrique. Dans les thèmes
de ses compositions, ensuite, chantants, virevoltants, joyeux
ou mélancoliques, et jamais anodins. A l'écoute
de "Melodolodie", on se sent dès les premières
mesures, comme propulsés par cette musique terriblement
vivante, marquée par un enthousiasme communicatif et
une sincérité évidente. Barde pratique
un Jazz intemporel et universel... qui séduit par sa
clarté et son brio !
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Max Robin
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Après une expérience américaine
qui lui a permis de s’aguerrir auprès de solides
pointures, cet admirateur de Wes Montgomery, diplômé
de la Berklee School, revient en France au début des
années 90 et « ouvre » dans les festivals
pour Pat Metheny, Jim Hall, ou… Miles Davis !
Avec Mélodolodie, son deuxième album en leader,
il passe allègrement le cap de la quarantaine, flanqué
d’un inséparable compagnon, le « bardophone
».
Ce nouvel album a été enregistré
en novembre 2000…
Oui, Il m’a fallu tout ce temps pour trouver un label.
Je regrette d’ailleurs vivement de n’avoir pu
le sortir en France. J’ai donc fini par appeler Sunnyside,
un label américain dirigé par un français
qui avait déjà produit le premier, Feliz, en
1989.
Pour toi, cette musique est toujours d’actualité
?
Trois ans on passé, mais ce disque marquait déjà
pour moi un tournant, l’intention de « bifurquer
» (cf. le premier titre de l’album). Tout ce que
je fais aujourd’hui se situe dans cette continuité
là. En ce sens, c’est un album qui me tiens énormément
à cœur.
Tu es un « enfant de Wes »,
mais on sent également dans ton jeu d’autres
influences…
Bien que j’aie joué principalement du jazz, j’ai
toujours écouté des styles de musiques très
variés. Je pense que mes compositions et ma manière
de jouer reflètent toutes ces influences, venues d’Amérique
latine, d’Afrique, d’Europe, des Etats-Unis…
Le jazz, pour moi, c’est ça. Une musique dans
laquelle on peut inclure tout ce dont on a envie. Une certaine
conception de la liberté.
Pourquoi le bardophone ?
C’est un concept ergonomique de la guitare. J’ai
conçu cet instrument avec un ami dessinateur pour pouvoir
être à l’aise en jouant assis. Récemment,
j’ai eu envie d’améliorer la première
version, réalisée par Laurent Guillot, un luthier-ébéniste
du Havre, en réduisant notamment la taille. Gérard
Defurne a donc construit ce « N82 », avec une
septième corde grave, qui correspond à mes envies
: élargir le spectre, pouvoir jouer des basses, aller
ailleurs…
Tu joues ce soir avec Julien Charlet à
la batterie et Jean-Yves Jung à l’orgue. Il s’agit
d’une nouvelle formule ?
C’est notre premier concert ensemble ! Je jouerai le
premier set avec ce trio, pour présenter cette nouvelle
facette de mon travail, et ensuite mes « vieux potes
» viendront me rejoindre, puisque je fête mon
anniversaire : 40 ans ! |
nova
magazine
septembre 2003
Rémy Kolpa Kopoul
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Ce Barde la ne chante pas. Par contre,c'est
un guitariste aventurier,chercheur de sonorités et
amoureux de mélodies , caid de l'harmonie déstructurée...ne
le manquez pas au Duc des lombards !
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septembre 2003
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JEROME BARDE GROUP
Un guitariste qui compte,
et dont il faut absolument découvrir le quartet en
concert. Entouré de Franck Amsallem au piano,
Gildas Boche à la contrebasse et David Grebil
à la batterie, Jérôme Barde est un musicien sensible
et inspiré comme on peut notamment s'en rendre compte
à l'écoute de l'album Mélodolodie.
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OsPlaceJazz.com
D. Oscar Groomes |
Guitarist Barde is a student of his instrument. He has so
much passion that he has designed the Bardophone, his unique
guitar design that we hope to hear on a future recording.
Unfortunately, it was not finished in time for this session,
only the photo shoots. But the more pertinent point is the
quality of Jérome's playing here. It's excellent! He
is very deliberate, playing each note with distinction followed
closely by pianist Baptiste Trotignon. Bassist Vincent Artaud
and drummer Daniel Bruno-Garcia round out the quartet. They
play all new music written by Barde. It's a cross of fusion
and cool bop that resonates well in our sweet spot, well beyond
a few good riffs but not so complex as to require 200% of
your concentration for enjoyment.
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French guitarist Jerome Barde has the goods to become a major
force in modern jazz.
Moreover, Barde states in the liners that he has created and
patented a guitar simply known as the Bardophone,
although he wasn't able to use that on this release. "Yet
here, he performs on a strikingly resonant axe made by the
French luther, Frank Cheval.Barde's energized performances
are crafted with a guitar that possesses somewhat of a stereo
sound. As this is a rapidly paced set, awash with jaunty swing
grooves, reinforced by a top-notch bass/piano/drums trio,
also featuring a percussionist on two tracks. Barde's fluent
lines and complex chord voicings instill a sense of perpetual
motion. The band effortlessly glides thru odd-metered Latin
pulses, and perky shuffle grooves, to complement a few stylistic
and perhaps subliminal nods to Django and Strauss, along the
way. The music often gravitates to soaring peaks amid vibrant
rhythms and unwieldy twists and turns. As a whole, the production
is effervescent, powerful, and undeniably focused. No doubt,
Barde is a promising composer and one heck of an improviser.
Overall, this is an invigorating affair!
(Zealously recommended·)
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septembre 2003
Bruno Pfeiffer
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L'ENVOL DU TENOR MAJEUR
Un guitariste dont les improvisations transcendent
le premier disque de Témine, à la hauteur de
sa réputation grandissante. |
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n°66 décembre 2001
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Superbe guitariste qui a enregistré pour le label
Space Time, avec des pointures comme Donald Brown (p), Bill
Mobley (tp). Le voici , cette fois avec Baptiste Trotignon
(p), Vincent Artaud (b), Daniel Bruno-Garcia (dr), Arnold
Moueza (perc) dans un album superbe. Son côté
mélodique éclate au grand jour. C’est
un mélange de jazz et d’accents caraïbes,
finement interprété. Son envirronnement lui
donne une belle réplique, en particulier Trotignon,
mais les autres ne sont pas en reste. Un excellent disque
que ce label a le mérite de nous offrir. Bravo. |
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n°38
Michel MAESTRACCI
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Une guitare scintillante qui préfère le son
clair et cristallin à celui plus ouaté que l’on
a l’habitude d’entendre dans ce style de formation.
Des compositions qui recèlent les fondements du jazz.
Le blues, les développements de la Bossa Nova, la référence
à Maître Duke et ce retour vers cette terre d’Afrique.
Tous ces éléments ont permis à Jérôme
Barde d’élaborer son deuxième album. Si
la guitare est un instrument de l’errance, celle de
Jérôme Barde a l’avantage de reposer sur
les fondations d’une musique de l’âme, que
l’excellent pianiste Baptiste Trotignon vient avantageusement
titiller. La ferveur de ce guitariste pour ses maîtres
du passé est marquée par une expression très
pure. Un zeste de Wes, particulièrement dans la respiration
de Dazzil jazzil, alors que sa Valse à Trente ans évoque
le Bluesette de Toots Thielemans. Les développements
du leader et du pianiste sont admirablement servis par le
« colonel » Vincent Artaud (b) et le
subtil Daniel Bruni-Garcia (dm). Quand l’occasion se
présente, Arnold Moueza apporte le soutien de ses douces
percussions (Awa). Sans passer par quatre chemins, Melodolodie
est une belle réussite, que l’on doit aux compositions
du leader, mais aussi à l’excellente complicité
avec son pianiste. Il ne reste plus qu’à Jérôme
Barde de poursuivre son aventure dans cette voie de l’excellence. |
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n°68 avril 2001
Bertrand RAVALARD
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Les chansons de Barde
Après un long séjour new-yorkais, Jérôme
Barde est de plus en plus présent sur la scène
des clubs parisiens. Sens mélodique et concision deux
pôles géographiques réconciliés.
Les habitués de la rue des Lombards, et plus généralement
des clubs de jazz parisiens (puisque c’est de cela qu’il
s’agit) connaissent bien le guitariste Jérôme
Barde, musicien élégamment mélodique
et discrètement virtuose. L’organiste Emmanuel
Bex, les saxophonistes David Sauzay et Olivier Temime, et
autres oiseaux de nuits bop fréquentant les caves de
la capitale n’ont en effet pas négligé
sa sonorité de luth, de roseau qui plie sous la tempête
(mais ne rompt pas), sa lyre prodigue en harmonies subtiles
et rythmes adéquats et ses accompagnements aussi indispensables
que réservés. Que ces habitués-là
sachent qu’ils n’ont pas l’exclusivité
de Jérôme Barde ! Celui-ci n’a rien
d’un parisien acharné ! Ce « bardre
transatlantique », né à Annecy en
1963, mais qui débuta professionnellement au Havre
(avec André Glévarec), passa une partie de son
enfance aux Etats-Unis, étudia pendant trois ans au
célèbre conservatoire de Berklee à Boston,
et connu ses nécessaires années de galère
à New York. Jungle dans laquelle il survécut
plutôt bien puisque Sunnyside (label discographique
pour lequel enregistrent entre autres la chanteuse Meredith
d’Ambrosio ou le pianiste Eddie Higgins) y produisit
son dernier disque, Feliz, en 1989. Cet album composé
d’originaux marqua la rencontre de Jérôme
avec le pianiste Kirk Lightsey, maintenant un partenaire régulier.
C’est également à New York que le guitariste
fonde son premier groupe, avec, excusez du peu, Ira Coleman,
Gene Jackson et Franck Amsallem. Son retour en France, en
1991, le verra jouer avec d’innombrables musiciens,
tels que Jean-Michel Pilc, Tony Rabeson ou Riccardo del Fra,
parmi d’aures pointures. L’organiste Emmanuel
Bex fut aussi de la fête. Engagé par Barde en
1994, il décréta que ce dernier lui était
indispensable et l’intégra dans son Bex’tet,
puis sa Bex Machine, ceci jusqu’à un récent
« Mauve ». Ces dix dernières
années ont également donné lieu aux rencontres
discographiques avec le pianiste Donald Brown et le trompettiste
Bill Mobley pour le label français Space Time. Trois
albums en tout, qui lui permirent de discourir avec ces grands
rythmiciens que sont Miguel Anga Diaz et Bill Kilson ;
Dernière bonne nouvelle : un deuxième disque
en leader, à sortir prochainement sur Internet… |
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David BOUZACLOU
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Jérôme Barde, entre Boston et
Mirandela
Il est des musiciens qui participent avec passion et discrétion
à la vie du jazz et font que cette musique se renouvelle
au qutotidien. Ses artisans de l’ombre qui vivent leur
swing sur la scène d’un club illuminent l’univers
d’un monde en général en autarcie. A l’image
des pianistes tels que Baptiste Trotignon et Jacky Terrason
ou des guitaristes Yves Brouqui et Christian Brun, beaucoup
se sont frottés à la scène new-yorkaise.
Là où tout se passe, tant sur le plan musical
qu’au niveau humain comme le reconnaissent bon nombre
de jazzmen ; un enrichissement que l’on perçoit
à l’écoute de la guitare de Jérôme
Barde.
Sans artifices ni effets faciles, il redonne à son
instrument un rôle mélodique et rythmique singulier
dans son approche des timbres. Une sonorité boisée
rappelant le luth et une sorte de Django jouant un jazz post-bop
original.
Jérôme Barde, 39 ans, vécut un partie
de son enfance aux Etats-Unis, étudia au Berklee à
Boston, avant de plonger dans la faune de la « grande
pomme » où il s’est fait remarquer
par l’excellent pianiste Kirk Lightsey. De retour en
France, on l’entend souvent du côté de
la rue des Lombards à Paris où il partage la
scène avec le pianiste Jean-Michel Pilc ou l’organiste
Emmanuel Bex. Récemment il était l’invité
de ses amis musiciens de Memphis, Donald Brown et Bill Mobley
où il partage quelques chorus sur leurs dernières
productions. |
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